Cacao : l’Accord international 2026 ouvre de nouvelles perspectives pour les producteurs congolais, selon Julien Paluku

Cacao : l’Accord international 2026 ouvre de nouvelles perspectives pour les producteurs congolais, selon Julien Paluku

Kinshasa, 19 juillet 2026 – Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, estime que la signature puis la ratification de l’Accord international sur le cacao (AIC) 2026, intervenues à Abidjan, constituent une avancée stratégique pour la République démocratique du Congo. Dans une tribune publiée le 19 juillet, il soutient que cet accord pourrait renforcer les revenus des producteurs, améliorer la compétitivité du cacao congolais et consolider la souveraineté du pays sur cette filière agricole.

Alors que les cours mondiaux du cacao restent orientés à la hausse, le ministre considère que cet accord offre à la RDC l’opportunité de mieux valoriser sa production, notamment dans les bassins de Beni, Mambasa, Butembo et de la Tshopo.

Douze retombées attendues

Julien Paluku met en avant douze bénéfices majeurs qui, selon lui, devraient découler de la mise en œuvre de l’accord.

Des revenus plus justes pour les producteurs

Le premier objectif est l’amélioration de la rémunération des planteurs grâce à l’intégration du principe de « Revenu vital garanti », destiné à rapprocher les prix d’achat du coût réel de la vie des producteurs.

Le ministre estime également que les prix de référence internationaux permettront aux producteurs congolais de mieux négocier avec les acheteurs, notamment dans les zones frontalières où le cacao est parfois vendu à des prix inférieurs à sa valeur.

L’accord devrait également faciliter l’accès aux marchés spécialisés du cacao biologique et aromatique, ouvrant la voie à des primes de qualité versées aux coopératives.

Financement et modernisation de la filière

Selon Julien Paluku, l’intégration de la RDC au sein de l’Organisation internationale du cacao (ICCO) favorisera l’accès à des financements destinés aux coopératives, afin de limiter les ventes anticipées de récoltes dues au manque de trésorerie.

Des investissements sont également annoncés dans les infrastructures de transformation post-récolte, notamment les centres de fermentation, les séchoirs et les équipements permettant d’améliorer la qualité des fèves.

Le gouvernement ambitionne en outre de renforcer l’organisation des producteurs en coopératives capables d’exporter directement leur production.

Certification et valorisation du cacao congolais

La tribune souligne que l’accord devrait accompagner la RDC dans la mise en conformité avec les nouvelles exigences internationales, notamment les normes européennes relatives au cacao issu de chaînes d’approvisionnement sans déforestation.

Julien Paluku annonce également un partenariat visant à former des experts congolais capables d’assurer localement les opérations de certification, réduisant ainsi les coûts supportés par les producteurs.

Autre objectif affiché : développer un système de traçabilité numérique afin de garantir l’origine du cacao congolais et de renforcer la reconnaissance des labels territoriaux, notamment « Cacao de Beni » et « Cacao de la Tshopo ».

Infrastructures et sécurisation de la chaîne d’approvisionnement

Le ministre évoque aussi la construction d’entrepôts adaptés au stockage des fèves afin de limiter les pertes après récolte.

Il affirme que l’adhésion à l’accord contribuera à accélérer la réhabilitation des routes reliant les principaux bassins de production aux corridors d’exportation, conformément au plan interministériel adopté le 8 mai 2026.

Enfin, la sécurisation des plantations, des pistes agricoles et des circuits logistiques figure parmi les priorités annoncées, avec l’implication des services compétents de l’État.

Un secteur stratégique pour la diversification économique

Pour Julien Paluku, le cacao représente l’une des principales opportunités de diversification économique de la RDC en dehors du secteur minier. Le ministre estime que la mise en œuvre effective de l’Accord international sur le cacao pourrait permettre au pays d’accroître la valeur ajoutée de sa production, d’améliorer durablement les revenus des agriculteurs et de renforcer la place du cacao congolais sur les marchés internationaux.

Dans ce contexte, la hausse actuelle des prix mondiaux du cacao est perçue comme une fenêtre d’opportunité supplémentaire pour les producteurs congolais, à condition que les réformes prévues par l’accord soient effectivement mises en œuvre.

Jeampy ALIVISION

Cacao : l’Accord international 2026 ouvre de nouvelles perspectives pour les producteurs congolais, selon Julien Paluku
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