Corridor de Lobito : Félix Tshisekedi donne le cap, Julien Paluku annonce les avancées
Le Corridor de Lobito franchit une nouvelle étape. Portée par plusieurs États et partenaires internationaux, cette initiative rejoint l’ambition de désenclaver la RDC et de renforcer son intégration économique régionale. Réunis les 5 et 6 octobre 2026 à Lusaka, en Zambie, les représentants de la RDC, de l’Angola et de la Zambie, avec leurs partenaires techniques et financiers, ont enregistré de nouvelles avancées. Julien Paluku a présenté les principaux acquis du dossier.
Parmi eux figure le financement, via l’Africa Finance Corporation (AFC), de l’achèvement d’environ 1 300 kilomètres de voie ferrée entre le port de Lobito et la frontière congolaise de Luau-Dilolo.
Côté RDC, l’axe concédé à Mota-Engil, long de 1 081 kilomètres entre Dilolo, Kolwezi, Tenge et Sakania, doit contribuer à ramener le temps d’acheminement entre Kolwezi et Lobito à sept jours, contre environ trente jours par la route.
Une ambition qui dépasse les minerais
Julien Paluku a également annoncé trois axes destinés à renforcer la facilitation du commerce :
- Dilolo-Kananga : 752 km ;
- Ngandajika-Kolwezi : 1 040 km ;
- Bukavu-Kalemie-Kolwezi : 2 040 km.
L’objectif est de faire du corridor un véritable espace d’échanges, capable de stimuler le commerce, les investissements et l’intégration des différents bassins économiques.
Autre avancée majeure : 2 milliards d’euros mobilisés par l’Union européenne pour accompagner le développement du Corridor de Lobito. La modernisation des postes-frontières de Luau-Dilolo, Kasumbalesa et Sakania figure également parmi les priorités.
Du cap politique aux résultats
Le projet s’inscrit dans une stratégie de désenclavement, de connectivité et d’ouverture économique de la RDC. Son caractère multinational exige la mobilisation de plusieurs États, institutions financières et partenaires internationaux.
Dans ce dispositif, Julien Paluku, ministre du Commerce extérieur, porte la position de la RDC et présente les avancées du volet commercial et économique du projet.
L’étape suivante sera celle de la concrétisation, avec des feuilles de route, des indicateurs de suivi et une évaluation régulière des réalisations sur le terrain.
Pour la RDC, l’enjeu est désormais de transformer les kilomètres de rails annoncés, les nouveaux axes commerciaux et les financements mobilisés en opportunités réelles pour l’économie nationale. Désenclaver le pays, faciliter les échanges et attirer les investissements : c’est à cette condition que les grands projets régionaux prendront tout leur sens pour les Congolais.
Parce qu’une volonté politique ne vaut que par sa capacité à produire des résultats concrets, chaque avancée du Corridor de Lobito mérite désormais d’être suivie, mesurée et portée jusqu’à sa réalisation.
C’est cette dynamique que défend Félix Antoine Tshisekedi. Et lorsqu’une orientation politique se traduit progressivement en infrastructures, en connexions et en opportunités économiques, une chose est certaine : FATSHI A RAISON.
Jeampy Alivision


