Argentine-Bénin : après le Burkina Faso, les Guépards confrontés à leur tour à une préparation mouvementée

Argentine-Bénin : après le Burkina Faso, les Guépards confrontés à leur tour à une préparation mouvementée

À deux jours du match amical contre l’Argentine au stade Monumental de Buenos Aires, la sélection béninoise est confrontée à plusieurs difficultés logistiques et matérielles. Long voyage en classe économique, équipements non réceptionnés, conditions d’hébergement jugées insuffisantes et absence temporaire de plusieurs joueurs : le déplacement des Guépards intervient dans un contexte déjà marqué par la polémique autour du voyage du Burkina Faso.

Après les déboires du Burkina Faso, c’est au tour du Bénin de connaître une préparation compliquée avant d’affronter l’Argentine.

Les Guépards doivent rencontrer l’Albiceleste le 6 octobre 2026 au stade Monumental de Buenos Aires, dans une rencontre qui doit notamment marquer la dernière apparition internationale de Lionel Messi devant le public argentin. Reuters rapporte qu’environ 85 000 spectateurs sont attendus pour cet événement.

Mais derrière l’affiche prestigieuse, la délégation béninoise fait face à plusieurs difficultés.

Plus de 23 heures de voyage

Selon les informations rapportées par Mega Sports, reprises par plusieurs médias, une partie de la délégation béninoise a effectué un voyage de plus de 23 heures en classe économique, avec notamment une longue correspondance.

Le déplacement aurait été particulièrement éprouvant pour certains membres de l’encadrement. L’analyste vidéo Jonas Bidé aurait notamment été victime de vertiges avant de perdre momentanément connaissance.

Le capitaine Steve Mounié, qui a rejoint le groupe par ses propres moyens, a lui-même évoqué la longueur du déplacement effectué par ses coéquipiers depuis Abidjan, qu’il a qualifié d’éprouvant.

Du matériel toujours attendu

À l’arrivée à Buenos Aires, les problèmes ne se seraient pas arrêtés au voyage.

D’après les informations de Mega Sports rapportées par plusieurs médias, une partie du matériel envoyé depuis le Bénin n’avait pas encore été réceptionnée par le staff. Les membres de l’encadrement auraient ainsi dû trouver du matériel sur place pour permettre aux joueurs de poursuivre leur préparation.

Les conditions d’entraînement auraient également suscité des réserves. La salle de fitness mise à disposition de la sélection serait équipée de seulement deux vélos et deux tapis roulants, tandis que le sauna de l’hôtel serait hors service.

À cela s’ajouterait l’absence d’eau chaude signalée à un étage de l’hôtel où séjourne la délégation béninoise.

Plusieurs joueurs manquants à l’arrivée

La préparation a également été perturbée par l’arrivée tardive ou l’absence temporaire de plusieurs joueurs.

Junior Olaitan, Charlemagne Azongnitodé et Sahid Ngobi ont notamment été cités parmi les joueurs qui n’étaient pas immédiatement présents avec le groupe. La situation a toutefois évolué au fil des heures.

Certaines absences s’expliquent cependant par des contraintes sportives ou administratives et ne peuvent donc pas toutes être imputées aux conditions du déplacement. Mega Sports avait notamment détaillé les contraintes liées à la composition du groupe et à certains joueurs initialement non retenus.

La question financière au cœur des interrogations

Au-delà des problèmes logistiques, une autre question commence à alimenter le débat : les conditions financières de cette rencontre.

Plusieurs médias rapportent que, contrairement à certains matchs amicaux internationaux, la sélection béninoise ne percevrait pas de prime de participation ou de part des recettes commerciales de la rencontre. Selon une analyse publiée avant le match, l’exploitation commerciale — billetterie, droits audiovisuels et sponsoring — resterait sous le contrôle de la partie argentine.

D’autres informations, notamment relayées à propos des matchs de l’Argentine contre plusieurs sélections africaines, évoquent un dispositif dans lequel la Fédération argentine prend en charge certains frais de déplacement et d’hébergement, sans pour autant reverser aux fédérations adverses une part des revenus générés par les rencontres. Ces éléments ont toutefois été rapportés par des sources médiatiques et ne sont pas, à ce stade, corroborés par la publication du contrat entre les deux fédérations.

La question mérite donc d’être posée aux dirigeants de la Fédération béninoise de football (FBF) : quelles sont exactement les conditions financières négociées pour cette rencontre ? Quels frais sont pris en charge par la partie argentine ? Et existe-t-il une prime ou un mécanisme de partage des recettes prévu au bénéfice du Bénin ?

Une affiche prestigieuse dans un contexte délicat

Sur le plan sportif, le rendez-vous reste historique pour le football béninois. Le Bénin va affronter pour la première fois l’Argentine, championne du monde en titre et vice-championne du monde selon le contexte de cette rencontre.

Pour les Guépards, l’enjeu sera donc de transformer cette affiche exceptionnelle en expérience sportive positive, malgré une préparation perturbée.

Après les difficultés rencontrées par le Burkina Faso, dont la délégation avait connu d’importants problèmes de déplacement avant son match remporté 7-0 par l’Argentine, les mésaventures du Bénin relancent surtout une interrogation plus large sur les conditions dans lesquelles certaines sélections africaines sont accueillies pour des matchs amicaux très médiatisés contre l’Albiceleste.

Reste désormais à savoir si les responsables béninois s’exprimeront sur ces conditions d’organisation et, surtout, sur les modalités financières de cette rencontre qui doit attirer des dizaines de milliers de spectateurs au Monumental pour les adieux de Messi à la sélection argentine.

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