Mali : l’Africa Corps et les FAMA desserrent l’étau autour d’Anéfis et reprennent l’initiative dans le Nord

Mali : l’Africa Corps et les FAMA desserrent l’étau autour d’Anéfis et reprennent l’initiative dans le Nord

Bamako – Les Forces armées maliennes (FAMA), appuyées par les paramilitaires russes de l’Africa Corps, ont réussi à atteindre la ville stratégique d’Anéfis après plusieurs jours d’une progression sous haute tension. Leur arrivée, dans la soirée du 9 juillet, met fin au siège exercé par les combattants du Front de libération de l’Azawad (FLA) et les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda.

Selon plusieurs sources sécuritaires, la colonne de renfort partie de Gao a dû parcourir plusieurs centaines de kilomètres à travers une zone où les attaques, les engins explosifs improvisés et les embuscades se sont multipliés. Les groupes armés ont tenté de ralentir, voire de stopper, l’avancée des forces gouvernementales afin d’empêcher leur jonction avec les unités déjà présentes à Anéfis.

Malgré ces attaques répétées, les FAMa et leurs alliés sont finalement parvenus à pénétrer dans la ville, consolidant ainsi leurs positions dans cette localité considérée comme un verrou stratégique entre Gao et Kidal.

Située sur un axe logistique majeur, Anéfis constitue depuis plusieurs années un point de passage incontournable pour les opérations militaires menées dans le nord du Mali. Son contrôle est essentiel pour sécuriser les lignes de ravitaillement et préparer d’éventuelles offensives vers les bastions rebelles.

Cette opération représente un succès militaire important pour les autorités de transition maliennes, qui poursuivent leur stratégie de reconquête des territoires perdus après le retrait progressif de plusieurs forces occidentales. Depuis la réorganisation de leur partenariat sécuritaire avec la Russie, les FAMa s’appuient régulièrement sur les unités de l’Africa Corps lors de leurs opérations dans le nord et le centre du pays.

L’échec du siège d’Anéfis constitue également un revers pour le Front de libération de l’Azawad, coalition de groupes indépendantistes touaregs, ainsi que pour le JNIM, qui multiplient depuis plusieurs mois les offensives contre les positions de l’armée malienne.

Des observateurs militaires estiment que cette percée pourrait ouvrir la voie à une intensification des opérations en direction de Kidal, symbole historique de la rébellion touarègue, mais aussi de Tessalit, autre position stratégique proche de la frontière algérienne. Ces deux localités demeurent des enjeux majeurs dans la lutte pour le contrôle du nord du Mali.

Toutefois, la situation sécuritaire reste extrêmement volatile. Les groupes armés conservent une forte capacité de nuisance, notamment grâce aux attaques asymétriques, aux mines artisanales et aux opérations de harcèlement contre les convois militaires.

Pour Bamako, la reprise de l’initiative à Anéfis constitue néanmoins un signal fort. Les autorités affichent leur détermination à restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national, tandis que les combats dans le nord du pays continuent de redessiner les rapports de force entre les différents protagonistes du conflit malien.

Jeampy ALIVISION

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