IRAN : LES ÉTATS-UNIS ENVISAGERAIENT D’UTILISER LA « MÈRE DE TOUTES LES BOMBES », UNE ARME CONVENTIONNELLE HORS NORME

IRAN : LES ÉTATS-UNIS ENVISAGERAIENT D’UTILISER LA « MÈRE DE TOUTES LES BOMBES », UNE ARME CONVENTIONNELLE HORS NORME

KINSHASA, 15 octobre 2026 (Globalepresse) — L’armée américaine étudierait la possibilité de recourir à la GBU-43/B Massive Ordnance Air Blast (MOAB), surnommée la « mère de toutes les bombes », dans le cadre d’éventuelles nouvelles frappes contre l’Iran. Selon des informations rapportées par CNN et relayées jeudi par TF1 Info, cette option figurerait parmi les scénarios militaires envisagés par Washington si le président Donald Trump décidait de reprendre les opérations contre Téhéran.

Pesant près de 9,8 tonnes, la MOAB est considérée comme la bombe conventionnelle la plus puissante de l’arsenal américain. Son éventuel emploi contre des cibles iraniennes marquerait une nouvelle étape dans l’escalade militaire, alors que les objectifs et les conséquences d’une telle opération demeurent incertains.

Une bombe de près de dix tonnes

La GBU-43/B, dont le sigle MOAB signifie Massive Ordnance Air Blast, est une arme conçue pour produire une onde de choc extrêmement puissante. Longue d’environ neuf mètres et guidée par GPS, elle est larguée depuis un avion de transport militaire adapté, notamment un C-130.

Contrairement aux bombes destinées à pénétrer profondément dans le sol, la MOAB est conçue pour exploser à proximité de la surface et maximiser les effets de son souffle. Sa puissance explosive est estimée à l’équivalent d’environ onze tonnes de TNT.

Cette capacité lui permet de frapper des positions étendues et des installations peu profondes. Toutefois, sa puissance ne signifie pas qu’elle puisse détruire automatiquement des infrastructures souterraines profondément enfouies ou fortement protégées.

Une arme utilisée une seule fois au combat

La MOAB a été développée au début des années 2000 par l’entreprise américaine Dynetics, en collaboration avec le laboratoire de recherche de l’armée de l’air américaine.

Bien qu’elle ait été testée en 2003, cette bombe n’a été utilisée pour la première fois au combat que le 13 avril 2017, en Afghanistan. Elle avait alors été larguée contre un réseau de tunnels et de grottes attribué au groupe État islamique, dans la province de Nangarhar, à proximité de la frontière pakistanaise.

Cette frappe avait illustré la capacité de l’armée américaine à employer une arme conventionnelle de très grande puissance contre des positions difficiles d’accès. Depuis cette opération, aucun autre emploi de la MOAB au combat n’a été publiquement confirmé dans les informations consultées.

L’Iran au cœur des scénarios militaires américains

Selon les informations rapportées par CNN, les planificateurs militaires américains examineraient plusieurs options de frappes susceptibles de viser des infrastructures énergétiques et des installations nucléaires iraniennes.

Parmi les sites évoqués figure le complexe souterrain du mont Kolang, également associé au nom de Pickaxe Mountain, près de l’ancien site nucléaire de Natanz. Cette installation est soupçonnée d’abriter des infrastructures nucléaires profondément enfouies.

Le choix de la MOAB soulève cependant des interrogations sur son efficacité contre de telles installations. Sa puissance repose principalement sur les effets de souffle en surface : elle ne possède pas les mêmes capacités de pénétration que les bombes antibunker spécialement conçues pour atteindre des structures enterrées et protégées.

L’éventuelle utilisation de cette arme ne garantirait donc pas la destruction des installations visées. Son efficacité dépendrait notamment de la nature des cibles, de leur profondeur et de leur niveau de protection.

Une escalade aux conséquences incertaines

Le recours à la « mère de toutes les bombes » représenterait un signal militaire particulièrement fort. Il pourrait accroître la pression exercée sur les autorités iraniennes, mais aussi entraîner de nouvelles représailles et accentuer l’instabilité régionale.

L’utilisation d’une arme conventionnelle de cette puissance ne doit toutefois pas être confondue avec le recours à une arme nucléaire. La MOAB n’est pas une bombe atomique et sa puissance est très inférieure à celle d’une arme nucléaire, même de faible puissance.

Au-delà de son impact militaire, une telle frappe poserait également la question des dommages causés aux infrastructures, des risques pour les populations civiles situées à proximité et des conséquences d’une éventuelle extension du conflit.

Aucune utilisation confirmée à ce stade

À la date du 15 octobre 2026, les informations publiées font état d’une option militaire à l’étude, et non d’une décision définitive de lancer une attaque avec la MOAB. L’armée américaine n’a pas publiquement confirmé son emploi contre l’Iran.

L’évolution de la situation dépendra donc des décisions de la Maison-Blanche, des objectifs militaires retenus et de la dynamique des relations entre Washington et Téhéran.

Globalepresse

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