BURKINA FASO – JUSTICE | Ibrahim Traoré réintroduit la peine de mort dans le Code pénal

Le Burkina Faso franchit un nouveau cap dans sa politique pénale. Le régime militaire dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré a réintroduit la peine de mort dans le nouveau Code pénal, à l’issue d’un vote unanime des membres de l’Assemblée législative du peuple (ALP), l’organe parlementaire de la transition composé de membres non élus.

Présentée comme une mesure destinée à renforcer la sécurité et l’autorité de l’État, cette réforme marque un tournant dans l’évolution du droit pénal burkinabè. Dans une publication diffusée sur Facebook, le ministère de la Justice a expliqué que le texte vise à « renforcer l’ordre public, à consolider les valeurs fondamentales de la Nation et à garantir la sécurité des personnes et des biens ».

Cette décision intervient alors que les autorités de transition, conduites par Ibrahim Traoré depuis le coup d’État de septembre 2022, poursuivent leur politique de refondation des institutions et de révision de plusieurs cadres juridiques du pays.

Une abolition vieille de huit ans remise en cause

Le Burkina Faso avait officiellement aboli la peine capitale en 2018, dans le cadre d’une réforme de son droit pénal. La dernière exécution recensée dans le pays remontait à 1988.

Avec cette nouvelle réforme, Ouagadougou revient donc sur une orientation juridique adoptée huit ans plus tôt. La réintroduction de la peine de mort soulève de nouveau la question de la place de la sanction capitale dans le système judiciaire burkinabè, ainsi que celle de son articulation avec les engagements internationaux du pays en matière de droits humains.

Les modalités précises d’application de cette peine dépendront des dispositions du nouveau Code pénal et de leur mise en œuvre par les autorités judiciaires.

Globalepresse

BURKINA FASO – JUSTICE | Ibrahim Traoré réintroduit la peine de mort dans le Code pénal

Partage