RDC : un ancien béret vert américain blessé et un ex-soldat néo-zélandais tué dans une embuscade au Sud-Kivu

RDC : un ancien béret vert américain blessé et un ex-soldat néo-zélandais tué dans une embuscade au Sud-Kivu

KINSHASA, 11 octobre 2026 (Globalepresse) — Une embuscade survenue le 17 septembre dans les hauts plateaux du Sud-Kivu a fait plusieurs victimes parmi des membres d’une équipe de sécurité privée travaillant en République démocratique du Congo (RDC), selon des informations publiées par The New York Times et Reuters. Tim Kennedy, ancien membre des forces spéciales américaines et ancien combattant de MMA, a été blessé par balles, tandis que Justin Conaglen, un ancien militaire des forces spéciales néo-zélandaises, a été tué.

L’attaque met en lumière le rôle croissant des prestataires militaires et de sécurité privés dans l’Est de la RDC, où les forces gouvernementales affrontent notamment la rébellion de l’AFC/M23.

Une embuscade meurtrière dans le Sud-Kivu

D’après Reuters, l’attaque s’est produite le 17 septembre 2026, alors qu’une équipe liée à la société américaine Vectus Global se déplaçait entre plusieurs positions dans le Sud-Kivu, en accompagnant des soldats congolais.

Au moins vingt personnes ont été tuées ou blessées. Parmi les morts figureraient au moins sept Congolais et Justin Conaglen, ancien membre des forces spéciales néo-zélandaises. Tim Kennedy et un autre prestataire étranger ont été blessés.

Les circonstances précises de l’embuscade restent à établir. Des sources citées par Reuters évoquent une possible implication des forces rwandaises et de leurs alliés rebelles. Ces accusations n’ont pas été confirmées de manière indépendante par toutes les parties concernées. Les représentants des gouvernements congolais et rwandais ainsi que de l’AFC/M23 n’avaient pas répondu aux sollicitations de Reuters au moment de la publication de son article.

Tim Kennedy évacué vers les États-Unis

Âgé de 47 ans, Tim Kennedy est un ancien militaire américain des forces spéciales, connu également pour sa carrière dans les arts martiaux mixtes, notamment à l’Ultimate Fighting Championship (UFC).

Selon les informations rapportées par Reuters et The New York Times, il a été atteint de plusieurs balles à la jambe. Après avoir été pris en charge au Burundi, puis dans un établissement hospitalier privé à Johannesburg, en Afrique du Sud, il a été transféré aux États-Unis.

Il y poursuit sa convalescence au Walter Reed National Military Medical Center, dans le Maryland. Son état a été décrit comme stable par des informations publiées le 11 octobre.

Justin Conaglen, un ancien membre des forces spéciales néo-zélandaises, tué

L’embuscade a également coûté la vie à Justin Conaglen, ancien membre du New Zealand Special Air Service (NZSAS), l’unité des forces spéciales néo-zélandaises.

Selon les informations rapportées par The New York Times, il avait pris un congé sans solde en mars 2026 avant de quitter officiellement les forces armées néo-zélandaises en août. Il travaillait ensuite dans le secteur privé de la sécurité.

Le ministère néo-zélandais des Affaires étrangères a indiqué fournir une assistance dans cette affaire, sans communiquer davantage de détails sur les circonstances du décès.

Vectus Global, au cœur d’une mission sensible en RDC

Les deux hommes travaillaient pour une équipe liée à Vectus Global, société associée à Erik Prince, le fondateur de l’ancienne entreprise militaire privée Blackwater.

Selon Reuters, la mission initiale de cette société en RDC portait notamment sur la protection des recettes minières, la lutte contre la contrebande et l’amélioration de la collecte des taxes pour le compte de l’État congolais.

Son rôle se serait toutefois élargi au cours de l’année 2026, avec une participation à des opérations de soutien aux forces congolaises dans l’Est du pays. Reuters rapporte notamment le déploiement de moyens et de personnels liés à cette entreprise dans le contexte des combats autour d’Uvira.

Cette évolution soulève des interrogations sur les limites entre conseil en sécurité, protection des ressources économiques et participation à des opérations dans un environnement de conflit armé.

La guerre dans l’Est, un environnement à haut risque

Les hauts plateaux du Sud-Kivu figurent parmi les zones affectées par l’instabilité persistante dans l’Est de la RDC. La présence de groupes armés, les affrontements et les tensions régionales compliquent les déplacements et les opérations militaires.

L’embuscade du 17 septembre illustre les risques auxquels sont exposés les personnels engagés dans cette région, qu’ils appartiennent aux forces nationales ou à des sociétés privées.

Elle pose également la question de l’encadrement de ces prestataires, de leurs missions exactes et des responsabilités respectives de leurs employeurs et de leurs partenaires congolais.

Au-delà des pertes humaines, cet incident met en évidence les enjeux sécuritaires et politiques liés à l’intervention croissante d’acteurs privés dans le conflit à l’Est de la République démocratique du Congo.

J.A

RDC : un ancien béret vert américain blessé et un ex-soldat néo-zélandais tué dans une embuscade au Sud-Kivu. PH Soldat congolais au haut plateau de Fizi
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