RDC : Alphonse Ngoyi Kasanji minimise la portée du discours de Joseph Kabila
KINSHASA — Le sénateur Alphonse Ngoyi Kasanji a vivement critiqué l’adresse à la nation de l’ancien président Joseph Kabila, prononcée le 9 octobre 2026, estimant qu’elle ne contient aucun élément véritablement nouveau. Dans sa réaction, il met en doute la portée politique de cette intervention et évoque une tentative de rapprochement avec Washington au détriment des relations entre les États-Unis et le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Selon le sénateur, Joseph Kabila chercherait à rassurer les autorités américaines en s’engageant à respecter l’accord conclu entre Washington et Kinshasa. Une démarche qui, selon son analyse, viserait à inciter les États-Unis à prendre leurs distances avec le président congolais.
« La République poursuit sa marche »
Pour illustrer sa lecture de la situation politique, Alphonse Ngoyi Kasanji résume l’évolution du pouvoir en ces termes : « Hier, c’était Kabila, aujourd’hui, c’est Fatshi. La République poursuit sa marche. »
Le sénateur compare également le discours de l’ancien chef de l’État au bruit d’un avion qui s’éloigne, une image destinée à souligner, selon lui, la portée limitée de cette prise de parole.
Une référence biblique pour relativiser le discours
Dans sa réaction, Ngoyi Kasanji s’appuie aussi sur des références bibliques pour rappeler que chaque chose a son temps et que les anciennes pages de l’histoire finissent par se tourner.
À travers cette comparaison, il présente l’intervention de Joseph Kabila comme un événement sans incidence politique majeure, estimant qu’elle ne remet pas en cause la continuité de l’État ni la marche des institutions congolaises.
Un débat politique relancé
Cette réaction intervient dans un contexte de tensions politiques ravivées par le discours de Joseph Kabila du 9 octobre. L’ancien président y a notamment exprimé ses critiques à l’égard de la gouvernance de Félix Tshisekedi et de certains accords conclus par Kinshasa avec ses partenaires internationaux.
Les déclarations d’Alphonse Ngoyi Kasanji illustrent ainsi les divergences d’interprétation que suscite cette prise de parole au sein de la classe politique congolaise.
Pour le sénateur, l’adresse de Joseph Kabila relève davantage d’un épisode politique sans portée nouvelle que d’un tournant susceptible de modifier la trajectoire de la République démocratique du Congo.


