Cacao : la RDC se positionne dans la course à un commerce plus durable

Cacao : la RDC se positionne dans la course à un commerce plus durable

À Abidjan, la 114ᵉ session ordinaire de l’Organisation internationale du cacao s’ouvre ce 15 septembre, avec en toile de fond l’examen de l’entrée en vigueur du nouvel Accord international sur le cacao. La RDC, qui a signé le texte en juin et achevé rapidement son processus de ratification, entend prendre part à cette nouvelle architecture du marché.

À Abidjan, le cacao s’invite au cœur des discussions internationales. La 114ᵉ session ordinaire de l’Organisation internationale du cacao (ICCO) s’est ouverte ce mardi 15 septembre, réunissant les pays signataires et ratificateurs du nouvel Accord international sur le cacao (AIC 2026). Au centre des échanges : les conditions permettant son entrée en vigueur officielle.

La République démocratique du Congo figure parmi les pays engagés dans ce processus. Kinshasa avait signé l’accord le 3 juin dernier, avant de franchir rapidement les étapes de sa ratification. Le Parlement congolais a approuvé le texte au début du mois de juillet, puis le président Félix Tshisekedi a promulgué la loi de ratification le 13 juillet.

Deux priorités : revenus et durabilité

Le nouvel accord entend répondre à deux préoccupations majeures qui traversent aujourd’hui la filière mondiale du cacao : l’amélioration des revenus des producteurs et la transformation des pratiques agricoles.

Le premier objectif est de favoriser la garantie d’un revenu vital pour les producteurs, dans un secteur où les petits exploitants restent particulièrement exposés à la volatilité des cours et aux déséquilibres de la chaîne de valeur.

Le second concerne la durabilité. L’AIC 2026 met notamment l’accent sur la traçabilité des produits et la lutte contre la déforestation, deux exigences devenues incontournables pour accéder aux principaux marchés internationaux.

Pour la RDC, l’enjeu dépasse donc la seule participation à une instance internationale. Le pays cherche à inscrire davantage sa filière cacao dans les standards qui structurent progressivement le commerce mondial des produits agricoles.

La RDC veut prendre date

Encore émergente à l’échelle du marché mondial, la production congolaise dispose néanmoins d’un potentiel important. La ratification rapide de l’AIC 2026 permet à Kinshasa de se positionner en amont d’une évolution qui pourrait modifier les règles du jeu pour les producteurs et les exportateurs.

La présence congolaise à Abidjan intervient ainsi à un moment stratégique. Alors que les pays producteurs cherchent à mieux valoriser leurs ressources agricoles et à répondre aux nouvelles exigences environnementales des marchés, la RDC entend faire de son engagement dans l’AIC un levier pour structurer et professionnaliser davantage sa filière.

L’examen en cours à Abidjan doit désormais permettre aux États concernés de se prononcer sur les conditions de l’entrée en vigueur effective du nouvel accord. Pour Kinshasa, l’enjeu sera de transformer cet engagement international en retombées concrètes pour les producteurs congolais.

JeampyAlivision

Siège ICCO

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