Aux obsèques de Cyprien Mbere Moba, Julien Paluku dessine l’héritage politique du BUREC
Dans les grandes familles politiques, certains discours de circonstance dépassent le simple exercice d’hommage. Celui prononcé par Julien Paluku Kahongya aux obsèques du bâtonnier Cyprien Mbere Moba, lundi 21 juillet à Kinshasa, appartient à cette catégorie.Pendant une quinzaine de minutes, le président national du Bloc Uni pour la Renaissance et l’Émergence du Congo (BUREC) n’a pas seulement salué la mémoire de son deuxième vice-président.
Il a retracé l’histoire d’un homme qu’il considère comme l’un des principaux artisans de la construction et de la consolidation du parti.
À travers un récit mêlant souvenirs personnels, références bibliques et proverbes africains,
Julien Paluku a présenté Cyprien Mbere Moba comme un homme de conviction, discret mais influent, dont le travail aurait largement contribué à l’enracinement du BUREC sur la scène politique congolaise.Le chef du parti est notamment revenu sur les différentes étapes de cette collaboration : de la création du BUREC en 2012 aux congrès de Goma et de Bukavu, en passant par les échéances électorales de 2018 et de 2023.
Dans son intervention, chacune de ces étapes est associée à l’engagement et à la rigueur du défunt.Au-delà de l’émotion, le discours a également pris une dimension programmatique. En saluant le combat de Cyprien Mbere Moba contre la médiocrité, le gain facile et le manque de bonne gouvernance, Julien Paluku a rappelé les valeurs que le BUREC affirme vouloir défendre dans son action politique.Le choix des mots n’est pas anodin. En qualifiant le défunt de « gardien du temple » et de « baobab », le président du BUREC inscrit son ancien vice-président dans la mémoire collective du parti. Il fait de son parcours une référence appelée à inspirer les générations futures de militants.Cette allocution intervient par ailleurs à un moment stratégique pour la formation politique, qui prépare son troisième congrès. En affirmant que « sa chaise ne sera pas vide », Julien Paluku adresse un message de continuité et de cohésion à ses cadres : les hommes disparaissent, mais les principes doivent demeurer.En refermant son hommage par un appel à poursuivre l’œuvre du disparu, Julien Paluku a finalement donné à cette cérémonie une portée qui dépasse le deuil. Plus qu’un adieu, son intervention apparaît comme une invitation à préserver un héritage politique qu’il considère désormais comme un patrimoine commun du BUREC.


