RDC : Haut-Katanga : Julien Paluku et la FEC, un pacte pour relancer l’économie
Lubumbashi, le 8 juillet 2026 – Dans le cadre de la mise en œuvre de la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, visant à renforcer la compétitivité de l’économie nationale et à faire du commerce extérieur un moteur de croissance, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a coprésidé, ce mercredi au Gouvernorat du Haut-Katanga, une réunion stratégique avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC). Cette rencontre de haut niveau avait pour objectif d’identifier les principaux obstacles qui freinent les échanges commerciaux, d’améliorer le climat des affaires et de consolider le partenariat entre le Gouvernement et le secteur privé pour attirer davantage d’investissements dans cette province, véritable poumon économique de la RDC.
La rencontre n’a pas éludé les difficultés auxquelles font face les opérateurs économiques. Le diagnostic posé sur le poste frontalier de Kasumbalesa, principal corridor commercial entre la RDC et l’Afrique australe, a occupé une place centrale dans les échanges. Véritable goulot d’étranglement pour le commerce international, cette frontière concentre de nombreuses contraintes administratives et logistiques qui ralentissent les échanges et augmentent les coûts des entreprises.
Face aux représentants de la FEC, Julien Paluku a réaffirmé la volonté du Gouvernement de préserver les investissements, d’éliminer les obstacles administratifs et de fluidifier le commerce international, conformément aux orientations du Chef de l’État. Il a insisté sur la nécessité d’instaurer un dialogue permanent entre les pouvoirs publics et le secteur privé afin d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations des opérateurs économiques.
Pour répondre aux attentes exprimées par les entreprises, le Gouvernement a présenté une feuille de route articulée autour de sept mesures prioritaires :
- Harmoniser le système de scellé électronique afin de simplifier les procédures de contrôle ;
- Clarifier le cadre juridique du numéro Import-Export pour sécuriser la dématérialisation des formalités ;
- Renforcer la sensibilisation sur le Régime Commercial Simplifié (RECOS) au profit des petits commerçants transfrontaliers ;
- Réduire les délais de traitement des demandes de dérogation ;
- Mettre fin aux interférences administratives et aux tracasseries qui pénalisent les opérateurs économiques ;
- Décentraliser certaines décisions administratives afin d’accélérer le traitement des dossiers ;
- Mettre en place une plateforme numérique permanente de concertation entre le Gouvernement et la FEC pour assurer le suivi des réformes.
Au-delà de ces réformes, le ministre du Commerce extérieur a encouragé les opérateurs économiques à tirer pleinement profit des opportunités offertes par les marchés internationaux. Il a notamment évoqué les avantages de l’AGOA avec les États-Unis, l’accord-cadre de coopération économique conclu avec la Chine en 2024, l’accès préférentiel au marché britannique, où près de 99 % des produits congolais peuvent entrer sans droits de douane, ainsi que le partenariat économique en cours de finalisation avec les Émirats arabes unis. Il a également rappelé l’importance stratégique de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), appelée à ouvrir de nouvelles perspectives aux entreprises congolaises.
Cette réunion marque une nouvelle étape dans les efforts du Gouvernement pour faire du dialogue public-privé un véritable levier de transformation économique. En misant sur des réformes ciblées, la simplification des procédures et l’ouverture de nouveaux marchés, les autorités entendent améliorer durablement le climat des affaires et renforcer la compétitivité des entreprises congolaises.
Le Haut-Katanga, principal carrefour économique et commercial du pays, apparaît ainsi comme un laboratoire de cette politique de modernisation portée par le ministère du Commerce extérieur. La mise en œuvre effective des engagements pris lors de cette rencontre sera déterminante pour transformer cette feuille de route en résultats concrets au bénéfice de l’économie nationale et des opérateurs économiques.
Jeampy ALIVISION


