Tanzanie. L’opposition condamne l’interdiction des rassemblements politiques, dénonçant une campagne d’ »intimidation » et de « répression »

Tanzanie. L’opposition condamne l’interdiction des rassemblements politiques, dénonçant une campagne d’ »intimidation » et de « répression »

En Tanzanie, l’opposition politique a critiqué samedi 27 juin l’interdiction des rassemblements politiques dans le pays. Cela survient à quelques jours seulement de à quelques jours seulement des manifestations prévues pour dénoncer l’élection contestée de l’année passée.

L’opposition tanzanienne a vivement contesté l’interdiction des rassemblements politiques dans le pays, dénonçant notamment une mesure « inconstitutionnelle ». Le président du parti d’opposition Chadema, John Kitoka, s’est indigné samedi 27 juin sur le réseau social X. « La réponse du régime à la demande croissante de liberté de la population est la peur, l’intimidation et la répression », a-t-il écrit.

L’opposant dénonce une répression croissante dans le pays, à quelques jours des manifestations prévues pour dénoncer l’élection contestée de l’année passée. Prévues le 7 juillet, elles coïncident avec la Foire commerciale internationale de Dar es Salaam (DITF), organisée par le gouvernement. Cette mesure intervient trois ans après que la présidente Samia Suluhu Hassan, autrefois considérée comme une réformiste, a levé les restrictions imposées par son prédécesseur, John Magufuli, sur les rassemblements de l’opposition.

Les restrictions justifiées par le gouvernementLe ministre de l’Intérieur, Patrobas Katambi, a déclaré vendredi 26 juin devant le Parlement que cette décision était motivée par des « raisons de sécurité », soulignant qu’elle concernait tous les partis politiques. « Nous avons arrêté des personnes en possession d’armes et des bidons d’essence (…) nous ne voulons pas revivre ce qui s’est passé » en octobre dernier, a-t-il affirmé. Cette déclaration fait référence aux élections meurtrières de l’année 2025, où au moins 518 personnes avaient été tuées, selon une commission nommée par le gouvernement. L’opposition et les groupes religieux affirment eux que les forces de sécurité en ont tué des milliers, tandis que les diplomates occidentaux estiment le nombre de morts entre 1 000 et 2 000.

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