RDC–BELGIQUE : MAXIME PRÉVOT DÉPLORE L’INTERDICTION DES CONTACTS AVEC L’AMBASSADE BELGE
KINSHASA, 17 octobre 2026 (Globalepresse) — Le chef de la diplomatie belge, Maxime Prévot, a exprimé son étonnement et sa désapprobation après la décision des autorités congolaises d’interdire aux membres du cabinet du président de la République démocratique du Congo (RDC) tout contact direct ou indirect avec l’ambassade de Belgique à Kinshasa.
Dans une réaction accordée au magazine Jeune Afrique, le ministre belge des Affaires étrangères a déclaré avoir « appris avec surprise l’interdiction émise par les hautes autorités congolaises ».
« Aucune situation ne justifie [cette] interdiction. Nous sommes contraints d’en prendre acte et la déplorons profondément », a-t-il affirmé, tout en espérant que cette mesure soit « extrêmement temporaire ».
Malgré ce désaccord, Maxime Prévot a assuré que « d’autres canaux diplomatiques restent pleinement actifs », réaffirmant l’attachement de la Belgique à « l’excellence de ses relations bilatérales avec la RDC ».
Une restriction décidée par la Présidence congolaise
Cette réaction intervient après la diffusion d’une note circulaire datée du 15 octobre 2026 et signée par Anthony Nkinzo Kamole, directeur de cabinet du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Le document instruit les membres du cabinet présidentiel de s’abstenir, jusqu’à nouvel ordre, de tout contact direct ou indirect avec l’ambassade du Royaume de Belgique en RDC, ainsi qu’avec son personnel diplomatique et administratif.
La mesure concerne notamment les directeurs de cabinet adjoints, les conseillers spéciaux, les coordonnateurs des services spécialisés et les autres collaborateurs de la Présidence.
La note prévoit toutefois une exception : toute démarche jugée nécessaire auprès de la représentation diplomatique belge doit être préalablement autorisée et transiter exclusivement par le ministère congolais des Affaires étrangères. Le non-respect de cette instruction est passible de sanctions administratives et disciplinaires.
Des relations bilatérales dans un contexte de tensions
Cette décision intervient dans un climat de crispation entre Kinshasa et Bruxelles, marqué notamment par des opérations de perquisition menées le 14 octobre en Belgique dans le cadre d’une enquête judiciaire pour blanchiment, selon plusieurs médias congolais.
Ces opérations ont concerné des résidences liées à la famille du président congolais et à des membres de son entourage. Les investigations judiciaires ont contribué à alimenter les interrogations sur leurs possibles répercussions diplomatiques.
Toutefois, la note circulaire de la Présidence congolaise ne précise pas explicitement les motifs de l’interdiction. Il convient donc de distinguer le contexte dans lequel cette décision intervient des raisons officielles qui l’auraient motivée, lesquelles n’ont pas été clairement établies dans les informations disponibles.
Bruxelles privilégie le maintien du dialogue
En espérant une levée rapide de cette restriction, Maxime Prévot met en avant la nécessité de préserver les relations entre les deux pays. L’affirmation selon laquelle d’autres canaux diplomatiques restent actifs indique que cette mesure ne signifie pas, à elle seule, une rupture des relations diplomatiques entre la RDC et la Belgique.
Les échanges entre les deux États peuvent ainsi se poursuivre par les voies institutionnelles autorisées, notamment à travers les ministères des Affaires étrangères.
Pour Kinshasa comme pour Bruxelles, l’évolution de cette situation dépendra notamment de la durée de la mesure, des éventuelles clarifications officielles et des démarches entreprises pour préserver le dialogue bilatéral.
La réaction du chef de la diplomatie belge traduit ainsi un désaccord explicite avec la décision congolaise, mais aussi une volonté affichée de maintenir les relations entre les deux capitales.
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