Formule 1 : le Rwanda décroche un Grand Prix africain, Kagame promet des retombées pour le continent
Le Rwanda accueillera le Grand Prix africain de Formule 1 dans le cadre d’un accord de dix ans, avec une première course envisagée au début des années 2030. Lors de l’annonce officielle, ce mardi 13 octobre 2026 à Kigali, le président Paul Kagame a présenté cette décision comme une opportunité pour l’ensemble du continent, au-delà des seules ambitions rwandaises.
Le Rwanda franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de rayonnement international par le sport. Le président Paul Kagame a salué la décision de retenir son pays pour accueillir le Grand Prix africain de Formule 1, une compétition qui marquera le retour de la discipline sur le continent après plus de trois décennies d’absence.
« C’est un honneur et un privilège pour le Rwanda d’être choisi comme destination dans le calendrier de la Formule 1 », a déclaré le chef de l’État rwandais lors de la cérémonie organisée à Kigali, en présence notamment de Stefano Domenicali, président-directeur général de la Formule 1, et de Mohammed Ben Sulayem, président de la Fédération internationale de l’automobile (FIA).
Pour Paul Kagame, cette initiative repose sur une conviction : l’Afrique dispose du potentiel nécessaire pour contribuer davantage au développement des sports automobiles à l’échelle mondiale.
Une ambition qui dépasse les frontières rwandaises
Dans son intervention, le président rwandais a insisté sur les possibilités offertes par l’intégration des marchés africains aux grandes compétitions et franchises sportives internationales.
Il a notamment souligné que les échanges transfrontaliers et les liens entre les marchés existaient depuis longtemps, mais qu’ils n’avaient pas toujours profité aux économies africaines.
« Nous voulons contribuer, pas seulement participer », a-t-il affirmé, présentant l’arrivée de la Formule 1 comme le début d’une nouvelle étape pour le sport automobile africain.
Selon lui, cette compétition doit permettre aux pays du continent de prendre une place plus importante dans une industrie sportive mondiale qui génère des investissements, des emplois et des opportunités professionnelles.
Le président rwandais a également insisté sur la nécessité de transformer cette ambition en résultats concrets, estimant que le sport peut constituer un facteur de rapprochement et de développement, à condition que les pays africains s’engagent pleinement dans cette dynamique.
Un circuit prévu à Bugesera
L’accord conclu avec la Formule 1 prévoit l’organisation du Grand Prix africain sur un nouveau circuit à construire à Bugesera, à environ 40 kilomètres au sud de Kigali, à proximité du futur aéroport international.
L’infrastructure devra répondre aux exigences de catégorie Grade 1 de la FIA, indispensables à l’accueil d’une course de Formule 1. Le projet s’inscrit dans un programme plus large de développement des infrastructures, du tourisme et des activités commerciales au Rwanda.
Le partenariat porte sur une durée de dix ans. La date exacte de la première course n’a toutefois pas encore été annoncée. Les organisateurs tablent sur une arrivée de la compétition au début des années 2030, sous réserve de l’avancement des travaux et de la préparation du circuit.
Le gouvernement rwandais espère que ce rendez-vous international favorisera la création d’emplois, le transfert de compétences, l’attraction d’investissements et le développement des entreprises locales.
Le retour de la Formule 1 en Afrique
La dernière course du championnat du monde de Formule 1 organisée sur le continent africain remonte à 1993, sur le circuit de Kyalami, en Afrique du Sud.
Le retour annoncé de la discipline représente donc un événement majeur pour les amateurs africains de sport automobile. Il pourrait également ouvrir de nouvelles perspectives aux jeunes souhaitant travailler dans ce secteur, notamment comme pilotes, ingénieurs, techniciens ou entrepreneurs.
Pour Paul Kagame, l’enjeu consiste à faire de ce rendez-vous un projet continental plutôt qu’une simple vitrine nationale. Le Rwanda entend ainsi associer son développement sportif à une ambition plus large : renforcer la présence de l’Afrique dans les grandes compétitions internationales et mieux capter les retombées économiques qui en découlent.
Reste désormais à concrétiser les infrastructures annoncées et à garantir que les bénéfices économiques et professionnels attendus dépassent le seul cadre de l’événement.
Globalepresse — Rédaction


