Argentine-Bénin : les Guépards confrontés à une préparation mouvementée
À deux jours de leur match amical contre l’Argentine, les Guépards du Bénin sont confrontés à plusieurs difficultés logistiques à Buenos Aires. Long voyage, matériel toujours attendu, conditions d’hébergement jugées insuffisantes et arrivée tardive de certains joueurs : l’affiche prestigieuse avec Lionel Messi se prépare dans un contexte mouvementé.
Après le Burkina Faso, dont le déplacement en Argentine avait déjà suscité la polémique, c’est au tour du Bénin de faire face à des problèmes d’organisation avant d’affronter l’Albiceleste.
La rencontre est prévue le 6 octobre 2026 au stade Monumental de Buenos Aires, dans le cadre de ce qui doit être la dernière apparition de Lionel Messi avec la sélection argentine devant son public.
Un voyage de près de 25 heures
Une partie de la délégation béninoise aurait effectué un voyage particulièrement éprouvant, avec plusieurs vols commerciaux et une durée totale avoisinant les 25 heures.
Selon les informations rapportées par Mega Sports Media, ce long déplacement aurait eu des conséquences physiques sur certains membres de la délégation. Un analyste vidéo aurait notamment souffert de vertiges avant de perdre momentanément connaissance.
Le capitaine béninois Steve Mounié, arrivé par ses propres moyens, a lui aussi évoqué la longueur du voyage effectué par ses coéquipiers.
Du matériel toujours attendu
Les difficultés se seraient poursuivies après l’arrivée à Buenos Aires.
Une partie du matériel de la sélection n’aurait toujours pas été réceptionnée, obligeant le staff à chercher des solutions sur place afin de poursuivre normalement la préparation.
Les conditions d’hébergement susciteraient également des interrogations. De l’eau chaude ferait défaut à un étage de l’hôtel, tandis que le sauna serait hors service.
La salle de musculation mise à disposition de la délégation serait, elle aussi, loin des standards attendus pour une équipe nationale en préparation. Elle disposerait notamment de deux tapis roulants et deux vélos, selon les informations relayées par les médias béninois.
Trois joueurs encore attendus
À ces difficultés logistiques s’ajoute la situation de plusieurs joueurs.
Junior Olaitan, Charlemagne Azongnitodé et Sahid Ngobi figuraient notamment parmi les joueurs dont la présence à Buenos Aires était encore attendue.
Ces arrivées tardives compliquent davantage la préparation d’une rencontre qui constitue pourtant une occasion exceptionnelle pour le football béninois.
Les conditions financières interrogent
Au-delà de la logistique, c’est désormais la question financière de cette rencontre qui suscite des interrogations.
Selon plusieurs informations publiées autour de l’organisation du match, la partie argentine devrait conserver l’essentiel, voire la totalité, des revenus commerciaux générés par la rencontre. La Fédération béninoise ne bénéficierait pas, à ce stade, d’une part clairement identifiée des recettes.
Il convient toutefois de rester prudent sur ce point : le contrat entre les deux fédérations n’ayant pas été rendu public, les modalités exactes du partage des revenus ne peuvent pas être établies de manière indépendante.
La question mérite néanmoins des explications de la part de la Fédération béninoise de football : quels frais sont pris en charge par l’Argentine ? Le Bénin perçoit-il une prime de participation ? Existe-t-il un accord sur les recettes de billetterie, les droits commerciaux ou les autres revenus liés à cette affiche ?
Une affiche historique dans un contexte tendu
Sur le terrain, le Bénin s’apprête à vivre un moment particulier en affrontant l’Argentine, championne du monde, devant un public argentin attendu en nombre au Monumental.
Mais derrière cette affiche prestigieuse se pose une question plus large : dans quelles conditions les sélections africaines négocient-elles et organisent-elles leurs rencontres internationales face aux grandes nations du football ?
Après les difficultés rencontrées par le Burkina Faso, les problèmes signalés autour du déplacement béninois relancent le débat sur la préparation, l’accueil et les conditions financières de ces rencontres.
Pour la Fédération béninoise, les prochaines heures pourraient donc être l’occasion d’apporter des éclaircissements, aussi bien sur les conditions de séjour de la délégation que sur les termes financiers de cette rencontre très attendue.


