ZLECAf-Europe : à Bruxelles, Julien Paluku porte la vision d’une RDC plus intégrée aux échanges africains

ZLECAf-Europe : à Bruxelles, Julien Paluku porte la vision d’une RDC plus intégrée aux échanges africains

Bruxelles, 2 octobre 2026 — L’Afrique veut accélérer son intégration économique et renforcer sa capacité à créer de la valeur sur son propre continent. À Bruxelles, au Parlement européen, la République démocratique du Congo a porté cette ambition au cœur des discussions de l’EuropAfrica Investment Forum 2026.

Présent à cette rencontre consacrée aux relations économiques entre l’Europe et l’Afrique, le ministre congolais du Commerce extérieur, Julien Paluku, a pris part aux échanges autour d’un enjeu stratégique : faire de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) un véritable moteur du commerce, de l’investissement et de l’industrialisation du continent.

Une vision qui s’inscrit dans l’action du chef de l’État

Cette dynamique s’inscrit dans la vision portée par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui entend renforcer la transformation économique de la RDC, valoriser davantage ses ressources et développer les infrastructures nécessaires à son industrialisation.

Dans cette perspective, l’intégration économique africaine constitue un levier stratégique. Pour la RDC, il ne s’agit plus seulement d’exporter ses ressources, mais de créer les conditions permettant de les transformer, de développer des chaînes de valeur locales et de positionner davantage le pays dans les échanges régionaux et continentaux.

C’est dans ce cadre que la participation de Julien Paluku à Bruxelles prend tout son sens : porter les intérêts économiques de la RDC dans les discussions consacrées à la prochaine étape des relations entre l’Afrique et l’Europe.

De la ZLECAf à une Afrique qui produit et transforme

Le forum, organisé sous le haut patronage du Parlement européen par CREDASSUR GROUP, présidé par Esther Misheng, a notamment permis de mettre en perspective les expériences d’intégration européenne et africaine.

L’idée centrale est claire : l’intégration économique ne doit pas se limiter à la suppression des barrières commerciales. Elle doit permettre aux économies africaines de mieux commercer entre elles, d’attirer davantage d’investissements et surtout de transformer localement leurs ressources.

C’est précisément dans cette dynamique que s’inscrit la ZLECAf, entrée en vigueur en 2019 et appelée à créer progressivement un vaste marché continental.

La RDC veut prendre toute sa place

Pour la République démocratique du Congo, l’enjeu est particulièrement stratégique.

Avec ses ressources minières, son potentiel énergétique, son marché intérieur et sa position géographique au cœur du continent, la RDC dispose de plusieurs leviers pour participer davantage aux chaînes de valeur africaines.

À Bruxelles, les discussions ont notamment mis en avant les secteurs des minerais stratégiques, des batteries, des véhicules électriques et de l’énergie, autant de domaines dans lesquels le continent cherche à passer d’une logique d’exportation de matières premières à une logique de transformation et de création de valeur.

Cette orientation rejoint l’ambition défendue par le chef de l’État et mise en œuvre par le gouvernement : faire de la richesse naturelle de la RDC un véritable moteur de développement économique et industriel.

Commerce africain : changer d’échelle

Autre sujet majeur : le développement du commerce intra-africain.

Le PAPSS, système panafricain de paiement et de règlement, a été présenté comme l’un des instruments susceptibles de faciliter les transactions commerciales entre les pays africains en réduisant certaines contraintes liées aux paiements transfrontaliers.

L’objectif est de construire progressivement un environnement dans lequel les entreprises africaines peuvent davantage commercer, investir et produire à l’échelle du continent.

Pour la RDC, cette dynamique représente une opportunité de renforcer ses échanges avec les autres économies africaines et de mieux connecter ses ressources et ses capacités industrielles aux marchés régionaux.

Inga et les infrastructures au cœur de l’équation

Impossible de parler d’industrialisation africaine sans évoquer la question énergétique.

Lors des échanges, le potentiel du projet Inga, en RDC, a été cité parmi les grands projets susceptibles de contribuer à l’augmentation de l’offre énergétique et au développement industriel.

Car sans énergie fiable, sans infrastructures modernes et sans réseaux de transport efficaces, l’intégration économique africaine restera difficile à concrétiser.

Pour la RDC, le développement des infrastructures énergétiques s’inscrit ainsi dans une vision plus large de transformation du pays et de valorisation de ses potentialités économiques.

Europe-Afrique : passer à un partenariat économique

Les discussions de Bruxelles ont également porté sur la mobilisation des investissements européens en Afrique, notamment dans le cadre de Global Gateway.

L’enjeu consiste à renforcer les investissements dans les infrastructures, l’énergie, l’industrie et les chaînes de valeur.

Pour les participants, le partenariat entre l’Europe et l’Afrique doit progressivement s’inscrire dans une logique davantage orientée vers l’investissement, la production et le commerce.

Dans cette perspective, la RDC entend faire valoir ses atouts et attirer davantage de capitaux vers les secteurs capables de soutenir son industrialisation.

Une ambition gouvernementale à dimension continentale

À travers la participation de Julien Paluku à ce forum, l’action du gouvernement congolais s’inscrit dans une ambition plus large portée au sommet de l’État : faire de la position stratégique et du potentiel économique de la RDC des atouts au service de son développement.

L’enjeu est de faire évoluer progressivement l’image d’une RDC essentiellement exportatrice de matières premières vers celle d’un acteur de production, de transformation et de commerce en Afrique.

Cette orientation donne également une dimension continentale à la vision défendue par le président Félix-Antoine Tshisekedi : une RDC capable de mieux exploiter ses ressources, de développer ses infrastructures, d’attirer les investissements et de participer pleinement à la construction d’une économie africaine plus intégrée.

Une nouvelle étape pour l’intégration africaine

À Bruxelles, les participants ont recommandé l’ouverture d’une nouvelle réflexion entre les institutions européennes et africaines afin de définir une feuille de route adaptée aux nouveaux enjeux économiques.

L’objectif : faciliter le commerce, attirer les investissements, développer les chaînes de valeur, renforcer l’industrialisation et donner davantage de valeur aux ressources africaines.

Pour la RDC, la participation de Julien Paluku à ce débat permet ainsi de porter les enjeux congolais dans une réflexion qui dépasse les frontières nationales.

De Bruxelles à Kinshasa, le message est celui d’une Afrique appelée à produire davantage, transformer davantage et commercer davantage avec elle-même, tout en construisant des partenariats économiques solides avec l’Europe.

La ZLECAf n’est donc plus seulement un projet d’intégration commerciale. Elle se présente comme l’un des instruments de la transformation économique du continent — une dynamique dans laquelle la RDC entend prendre toute sa place, conformément à l’ambition portée par le président de la République et son gouvernement.

Jeampy Alivision

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