Coopération Algérie–France : l’arrestation d’un cadre présumé de la DZ Mafia marque un tournant dans la lutte contre le crime organisé

Coopération Algérie–France : l’arrestation d’un cadre présumé de la DZ Mafia marque un tournant dans la lutte contre le crime organisé

Alger – L’interpellation en Algérie de Mehdi Laribi, surnommé « Tic » et présenté par les autorités françaises comme l’un des principaux dirigeants présumés de la DZ Mafia, illustre le réchauffement de la coopération judiciaire et sécuritaire entre Alger et Paris, après plusieurs années de tensions diplomatiques.

L’arrestation est intervenue à la demande de la justice française dans le cadre de l’opération « Octopus », une vaste enquête visant à démanteler cette organisation criminelle soupçonnée d’être impliquée dans le trafic de stupéfiants, le blanchiment d’argent et plusieurs faits de violences liés au narcobanditisme dans la région de Marseille.

Cette affaire revêt une portée diplomatique particulière. Depuis la reprise du dialogue entre les deux capitales, les ministres de la Justice des deux pays ont multiplié les échanges afin de renforcer la coopération en matière de criminalité organisée, d’entraide judiciaire et de lutte contre les réseaux transnationaux.

Si l’Algérie n’extrade pas ses ressortissants, en raison de sa législation, l’arrestation de Mehdi Laribi est néanmoins perçue comme un geste fort de coopération. Les autorités algériennes peuvent engager des poursuites sur leur territoire à partir des éléments transmis par la justice française.

Pour Paris, cette avancée constitue un signal encourageant dans la lutte contre les organisations criminelles qui opèrent de part et d’autre de la Méditerranée. Elle témoigne également de la volonté des deux États de dépasser leurs différends diplomatiques récents afin de privilégier une collaboration opérationnelle face aux défis sécuritaires communs.

Au-delà de cette arrestation, le dossier de la DZ Mafia apparaît désormais comme un test grandeur nature de la nouvelle dynamique entre Alger et Paris. Son évolution permettra de mesurer la solidité du rapprochement engagé entre les deux pays et leur capacité à coordonner leurs actions contre les réseaux du crime organisé transnational.

Un policier se tient au tribunal, le premier jour du procès de membres présumés de la mafia DZ, à Aix-en-Provence, dans le sud de la France, le 23 mai 2026. THIBAUD MORITZ/AFP
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