Le Hamas accepte un cadre de désarmement conditionnel, ouvrant une nouvelle phase des négociations sur Gaza
Jérusalem – Après des mois de négociations et d’incertitudes, le Hamas a accepté vendredi un cadre de désarmement dans le cadre de la deuxième phase du cessez-le-feu avec Israël, une évolution présentée par Washington comme une avancée majeure vers un règlement durable du conflit. Toutefois, la mise en œuvre de cet engagement demeure conditionnée à plusieurs exigences, notamment un retrait progressif des forces israéliennes de la bande de Gaza.
Selon le plan soutenu par l’administration du président Donald Trump, le désarmement du Hamas s’inscrit dans un processus graduel comprenant la fin des opérations militaires, le transfert de la gouvernance de Gaza à une administration palestinienne technocratique et le déploiement d’un mécanisme international de supervision. Les armes lourdes et les infrastructures militaires du mouvement islamiste seraient progressivement placées sous contrôle d’une autorité palestinienne, avec un suivi assuré par des observateurs internationaux.
Mais le Hamas insiste sur un point essentiel : il affirme que le désarmement ne pourra intervenir qu’après le respect des engagements israéliens, notamment la cessation des hostilités, l’augmentation de l’aide humanitaire et le retrait des troupes israéliennes de Gaza. Le mouvement rejette par ailleurs toute implication directe d’Israël dans le processus de désarmement.
Du côté israélien, les réactions restent prudentes. Plusieurs responsables estiment qu’aucun retrait militaire complet ne pourra être envisagé tant que le désarmement du Hamas n’aura pas été effectivement réalisé et vérifié. Cette divergence sur l’ordre des étapes demeure l’un des principaux obstacles à la mise en œuvre de l’accord.
Au-delà des aspects militaires, cette initiative pourrait marquer un tournant politique pour Gaza. Le projet prévoit qu’une administration civile palestinienne technocratique prenne progressivement le relais dans la gestion du territoire, tandis qu’un vaste programme de reconstruction serait lancé avec le soutien de partenaires internationaux.
Si cet accord est pleinement appliqué, il constituerait l’une des évolutions les plus significatives depuis le début de la guerre. Son succès dépendra toutefois de la capacité des différentes parties à respecter leurs engagements et à surmonter une profonde défiance réciproque, dans un contexte où chaque étape du processus reste étroitement liée aux avancées de la suivante.


