Royaume-Uni : Suella Braverman provoque la polémique en demandant aux anciennes colonies de reconnaître « l’héritage » britannique
L’ancienne ministre britannique de l’Intérieur Suella Braverman a suscité une vive controverse après avoir estimé que le Royaume-Uni ne devait pas verser de réparations aux pays africains pour les crimes commis pendant la période coloniale.
Selon elle, la question devrait être abordée sous un autre angle : les anciennes colonies britanniques devraient plutôt reconnaître la contribution de l’Empire britannique dans la construction d’infrastructures, d’institutions et de systèmes administratifs laissés après la colonisation.
« Il n’existe aucune base juridique permettant de tenir financièrement responsables les Britanniques d’aujourd’hui pour des actes commis dans le passé », aurait déclaré l’ancienne ministre.
Cette prise de position intervient alors que plusieurs dirigeants et mouvements africains réclament depuis plusieurs années une reconnaissance des conséquences humaines, économiques et sociales de la colonisation, ainsi que des mécanismes de réparation.
Les propos de Suella Braverman relancent ainsi le débat sur la mémoire coloniale, la responsabilité historique et les relations entre le Royaume-Uni et ses anciennes colonies africaines, notamment le Kenya, où les revendications liées aux violences de la période coloniale restent particulièrement sensibles.
Jeampy ALIVISION


